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Humour Breton (1)

J'avais déjà pu noter que les Bretons n'étaient pas dépourvus d'humour, mais cette impression m'a été confirmée très clairement lors d'un dernier séjour dans la région de Dinan/Dinar.

Dans mes journaux intimes (plus ou moins conçus comme des carnets de croquis très personnels émaillés de longs textes), je mélange volontiers croquis et peintures faits sur le vif, photos, document et autres souvenirs amassés sur le terrain (plantes, tickets, timbres...).
Voici une page extraite de mon journal intime, relative au sujet qui nous occupe :

humour breton 1
Le baromètre consistait en une grosse pierre suspendue à un portique en bois au moyen d'une corde. J'ai croqué cet objet insolite à larges coups de pinceaux à la gouache sur un fond de caséine.
Quant à la photo, prise le lendemain à Dinar, avec son étrange configuration des panneaux de circulation, j'en reste encore perplexe...

Publié le 11/07/2018 dans Carnets d'Art et peintures sur le motif

Tags : Gouache Journal Intime Humour croquis sur le motif

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Alla Prima de Richard Schmid

Dans les livres phare de ma bibliothèque, je compte l'excellent ouvrage de Richard Schmid intitulé : Alla Prima, Everything I Know About Painting.
Et quand Richard Schmid propose de dévoiler tout ce qu'il sait à propos de la peinture, on se tait et on l'écoute ! (En l'occurrence, on le lit avec grande attention...)


alla prima Richard Schmid


Diplomé de l'Académie d'Art américaine de Chicago, après avoir suivi les classes de Mosby, Richard Schmid a fait une brillance carrière et on ne compte plus ses médailles et récompenses. Il vit aujourd'hui dans le New Hampshire avec sa femme, l'artiste peintre Nancy Guzik.
Il est considéré comme un des plus grands maîtres contemporains vivant, de sa branche. Son style virtuose, sa touche d'une grande maîtrise, son approche efficace, économe de détails mais d'une admirable justesse, le fait comparer à des maîtres du XIXeme comme Sargent ou Sorolla.


Alla prima Richard Schmid 2


Son livre Alla Prima, est considéré comme un des meilleurs livres pédagogiques sur le marché. Il a récemment connu une seconde édition améliorée (que je ne me suis pas encore procurée, mais ça ne tardera pas). C'est un livre brillant et plein de maturité dont j'ai plusieurs fois fait la lecture. Outre tous les excellents conseils qui y sont prodigués et aident l'artiste peintre dans la voie de l'accomplissement, j'ai retenu quelques profondes assertions, un brin philosophiques et même réécrites certaines dans mon atelier pour les conserver en mémoire.


Comme cette très belle remarque... pour ne pas oublier que, quelque soit le sujet de sa peinture, on se peint soi-même encore davantage :


Do not ask yourself, "What do I see?" rather ask, "What do I see"
(Ne vous demandez pas "qu'est-ce que je vois", mais plutôt "qu'est-ce que je vois")


 

Publié le 30/06/2018 dans Maîtres et Influences

Tags : bibliothèque d'art et critiques d'ouvrages

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Un petit bijou pour une amie...

L'année dernière, j'ai été associée à un moment fort de la vie d'une amie chère, un de ces passages très particuliers dont j'ai été l'accompagnatrice et l'heureux témoin.
Pour cette occasion spéciale, j'avais forgé* un petit bijou pour elle.



bijou harpe
Cette amie est harpiste, c'est une chose que nous avons en commun (entre autre). Aussi, la harpe s'est très vite imposée à moi comme étant LE symbole à lui façonner.
Cette petite-là a représenté une gageure pour moi car je ne voulais pas faire des découpes ajourées pour les cordes, mais bien en tendre de réelles. Trois cordes sont ainsi représentées par de petits fils d'argent tout fins qui sont, comme sur une vraie harpe, passés par des trous sur la caisse d'une part et tendus sur la console de l'autre. Evidemment, c'est plus une évocation qu'une vraie imitation, compte tenu des très petites proportions de l'objet.


 


* Forger est le mot qu'on emploie pour désigner une fabrication directement dans le métal sur la cheville bijoutier, et non par précédé de fonte.

Publié le 25/06/2018 dans Artisanat

Tags : Metal Bijouterie

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Un père comblé...

Non, je ne lâche jamais mes crayons. Pas même après mon accouchement. Je dirais même, encore moins après mon accouchement : quand le dessin est pour moi quelque chose de vital, quelque chose de profondément relié à mon affect, à ma façon de vivre le monde, de communier avec les autres, y avait-il plus beau moment pour prendre mon crayon que celui-ci ?


BabyPai
Ma fille avait deux jours quand j'ai fait ce précieux croquis d'elle dans les bras de son père ému, depuis mon lit de maternité. Un moment puissant et chargé d'émotions dont le souvenir s'est fixé avec le graphite...

Publié le 17/06/2018 dans Carnets d'Art et peintures sur le motif

Tags : Journal Intime

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Lâcher prise

Les bois de cerf qui font de cette déité une sorte d'androgyne sacré me fascine. Ils reviennent régulièrement dans mes errances picturales.


Dsk071 poursuivi


C'est ainsi que ce petit croquis est né en un rien de temps et dans un total lâcher prise.
Voici comment c'est arrivé :


Il traînait un bout de papier sur mon bureau. Dans la journée, j'avais étudié le squelette d'un lapin sur une face. Mais là, l'autre face était tournée vers moi, immaculée...J'ai commencé à y tracer une silhouette féminine. D'abord par pur plaisir de camper une pose par l'imaginaire, avec une anatomie correcte. Puis j'ai griffonné avec quelques crayons de couleur pour trouver une lumière


 shamane rousse



Des bois de cerf se sont ajoutés... (encooore ??!... eh oui, encore... Mais quelle importance ? C'était un bidouillage sur un coin de feuille, avant de me coucher ! - pas d'enjeu, donc pas de censure)


Mais la lumière ne semblait pas vraiment prendre vie, avec le fond blanc. Alors, j'ai déposé un contraste de vert avec un fond d'aquarelle.
Et en regardant le résultat, sentiment de platitude : il manquait d'une touche vive... Et là, des taches rouges (des coquelicots ?) sont apparus, puis on grimpé sur la robe dans des motifs abstraits. Le croquis s'en est trouvé ravivé.
J'en suis restée là et une nuit est passée dessus.

Ce matin, j'en ai fait une photo, sans autre intention que vous montrer comment ça se passe dans la caboche d'un artiste. Mais ce sentiment de manque continuait à m'habiter en le regardant. Alors sur la base même de la photo, j'ai repris au stylet quelques touches de lumière, agrandi les bois que je voulais plus massif, approfondi les contrastes, trituré, bidouillé, quelques minutes, pas plus. Et voilà...


Ce n'est peut-être pas l'idée du siècle, mais je me réjouis du cadeau que nous fait parfois l'abandon à l'instinct. Ce croquis imaginaire, totalement libéré, donnera peut-être un jour une peinture, qui sait...


 

Publié le 13/06/2018 dans Croquis imaginaire du jour

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